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Que faut-il faire pour que son jardin soit accueillant pour les oiseaux ?

Le but de cette rubrique est de proposer des conseils afin que nos amis ailés y trouvent de la nourriture, des lieux pour s’abriter et faire leur nid.

Dans ce domaine, il y a beaucoup de chose à dire et nous avons choisi des thèmes en fonction des saisons : comment planter une haie, réaliser un bassin, faire et installer des nichoirs, etc. Bien sûr, il ne s’agit pas de répéter ici tout ce que l’on peut trouver dans de nombreux livres consacrés à ces sujets, mais de citer quelques principes, de les illustrer par des exemples et de donner des trucs et astuces. Nous comptons également sur une certaine interactivité. Vous qui nous lisez, n’hésitez pas à nous faire parvenir vos remarques et vos expériences qui peuvent être partagées. C’est l’un des intérêts du réseau des refuges LPO qui permet un échange d'astuces favorables à la biodiversité dans les jardins.

Avant de commencer toute chose, observez si votre jardin est accueillant pour les oiseaux. Attention aux idées reçues : une friche inextricable n’est pas du goût de tous les oiseaux. Si cela fait le bonheur du rossignol, la plupart des espèces apprécie la vaste surface dégagée que constituent une pelouse régulièrement tondue. En effet, ils y trouvent leur principales ressources alimentaires : les merles et les grives auront beaucoup de difficultés à trouver des vers parmi des herbes de 50 cm de haut. D'autant plus que celles ci représentent un danger puisqu'un prédateur peut s’y cacher et facilement les surprendre. Il ne s’agit pas non plus de bannir toutes herbes folles dans un jardin car elles peuvent avoir leur place au jardin si vous avez la chance que celui-ci est suffisamment grand.


Le jardin idéal pour les oiseaux n’est pas très éloigné du jardin idéal du jardinier respectueux de la nature. Cela se joue sur des détails : par exemple les feuilles mortes tombées des arbres. Nous les balayons sur l’allée qui mène à la maison. Certes, mais lorsque nous avons le balai en main nous ratissons plus large et nous enlèvevons les feuilles qui sont sous les arbres. Or celles-ci, en se décomposant, non seulement sont utiles à l’arbre en créant une couche d’humus, mais accueillent des vers de terre et d’autres petites bêtes que merles et rouges-gorges trouvent facilement au plus froid de l’hiver.


On gardera également le lierre qui recouvre le tronc du vieux chêne, car là encore sous le feuillage de ce persistant, de nombreux insectes iront se réfugier pour passer la mauvaise saison. Le bec et l’œil averti de la mésange ou du troglodyte sauront les trouver. On veillera seulement que le lierre n’envahisse pas toute la frondaison de l’arbre en limitant son développement vers le haut.

Au potager, quand l’hiver arrive avec ses pluies successives, il est intéressant de conserver de la végétation afin d’éviter que la terre ne soit lessivée. Pourquoi ne pas laisser ces herbes dites mauvaises comme le mouron ? Pinsons et verdiers récupéreront quelques graines et l’on y observera le furtif accenteur mouchet.

Il y a quelques mètres de haie à planter : préférons l’aubépine, le fusain ou le viorne obier au thuya et autres conifères clonés. L’aubépine est une aubaine pour de nombreux animaux et pas seulement pour les oiseaux. Il n’y aurait que nos chats domestiques pour nous reprocher d’avoir planté un «arbre à nid» aussi inaccessible. Ces fleurs attirent de nombreux insectes pollinisateurs qui assureront également la pollinisation des fruitiers du jardin. Les fruits de l’aubépine seront providentiels au cœur de l’hiver (on se gardera de tailler trop tôt les rameaux chargés de fruits !).


Si vous estimez qu’une maison est accueillante lorsque le propriétaire des lieux vous offre à boire, sachez que c’est particulièrement vrai pour les oiseaux. En effet, ils apprécient de se désaltérer et cela même en hiver. Tous le monde n’a pas la chance d’avoir un ruisseau qui passe au milieu du jardin. Après plusieurs jours sans pluie, il est parfois difficile de trouver dans certains lotissements un point d’eau.

Même si vous ne possédez qu’un balcon sur lequel vous avez mis un distributeur à graines ou une boule de graisse, disposez une large soucoupe peu profonde remplie d'eau que vous changerez régulièrement. Car non seulement l’oiseau va se désaltérer mais il va également prendre un bon bain alors que la température extérieure n’excède pas quelques degrés au dessus du zéro. Mais ce bain est indispensable pour maintenir son plumage et limiter les parasites. Si vous avez un bassin dans votre jardin, il est important d’avoir une plage c’est à dire une pente douce avec 2 à 4 cm d’eau et bien dégagée pour que le matou du secteur ne puisse surprendre l’oiseau.

Alors votre jardin est-il accueillant ? en attendant la prochaine mise à jour de cette rubrique qui sera consacrée à la plantation d’une haie, comptez le nombre d’espèces d’oiseaux qui fréquentent votre jardin.

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