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Il y a une multitude de raisons de planter une haie : vous abriter de ces vents d’est particulièrement froids, cacher l’affreux hangar en tôle de votre voisin, mais surtout offrir à nos amis les oiseaux un endroit dans lequel ils pourront nicher en toute sécurité, se nourrir, s’y abriter l’hiver. Pour cela il faudra choisir une haie composée de différentes espèces dont la floraison puis la fructification seront échelonnées dans le temps, avoir un mélange de végétaux à feuillage persistant et de végétaux à feuillage caduque. Les oiseaux ne seront pas les seuls à profiter de la haie : hormis de nombreux insectes, elle pourra être fréquentée par le hérisson, la belette, le mulot, la rainette verte et la grenouille agile pour n’en citer que quelques-uns.

Quel type de haie choisir ?
Quelles variétés d'arbres et arbustes choisir ?
Comment préparer le terrain ?
La plantation
Quand faire les travaux ?


Pour en savoir plus

Quelques sites intéressants dans le domaine de la haie :

jardihaie

 
Le Mur Végétal 

On distinguera trois types de haie :

La haie basse taillée. Sa hauteur sera inférieure à 2 m. Elle sera composée d’arbustes. Nous verrons plus loin les espèces à choisir en fonction de la nature du terrain.
La haie haute taillée. Sa hauteur pourra être de plusieurs mètres mais sera maintenue par des tailles (une fois par an ou tous les 2 ans suivant la vigueur de la haie). Des espèces d’arbres supportant la taille pourront être associées aux arbustes (charmes, érables champêtres par exemple).
La haie brise-vent (ou champêtre). C’est la haie des bocages de l’Ouest. Son entretien se portera sur un maintien en largeur des arbustes, une taille de formation des arbres et éventuellement des opérations d’émondage ou de recépage.
Pour choisir le type de haie, il est nécessaire de se projeter dans l’avenir et d’imaginer le paysage que vous aurez obtenu grâce à vos plantations. Si vous bénéficiez d’un superbe panorama sur la Loire, il serait peut-être dommage de vous priver de ce point de vue. Une haie basse sera probablement plus adaptée. Si vous êtes en milieu rural, qu’un remembrement a provoqué la disparition de la plupart des haies et que vous possédez un grand terrain alors la haie champêtre sera la plus appropriée

Il faut prendre en compte également le matériel dont on dispose : la haie basse se taillera facilement avec un taille-haie, la haie champêtre nécessitera des moyens plus importants après une quinzaine d’années (échenilloir, tronçonneuse,...).

Quelques précisions sur les droits et usages : dans le cas général, une haie n’excédant pas 2 mètres de hauteur peut être plantée jusqu’à 50 cm de la limite de propriété. Pour les haies plus hautes (>2m) la distance de plantation doit être supérieure à 2 mètres par rapport à la limite de propriété. Il y a également le cas des haies mitoyennes plantées à la limite des 2 terrains. Dans tous les cas, il est préférable d’en informer son voisin. Si le chantier est important, il peut être utile d’en informer la mairie (dans certaines communes des aides à la plantation existent) afin de s’assurer qu’aucun règlement particulier ne va à l’encontre de la plantation envisagée. Parfois des restrictions existent notamment en bord de route (visibilité) et sous le passage des lignes électriques et téléphoniques. 

"A la sainte-Catherine tout bois prend racine". Ce fameux dicton indique que la période la plus favorable à la plantation est en général la fin novembre. En fait la plantation d’arbres ou d’arbustes à racine nue peut être réalisée de novembre à mars. Il faut éviter de planter par temps de gel. La plantation en automne dans un sol bien drainé permet aux racines de régénerer les nombreuses radicelles, ces petites racines qui permettent à la plante de capter l’eau dans le sol, et qui ont été en partie détruites lors de l’arrachage. La reprise de l’arbre au printemps n’en sera que meilleure. Cependant dans des terrains très mouillés il est préférable de planter en fin d’hiver afin d’éviter les risques de pourriture. Il est conseillé de profiter de l’hiver et du printemps pour préparer le chantier, c’est à dire vérifier la nature du terrain, choisir les espèces qui sont adaptées, se renseigner sur les possibilités d’approvisionnement (pépinières, bourses aux plantes, amis, ...), faire un plant de la haie (emplacement, alternance des espèces). Au début de l’automne, après que les premières pluies aient suffisamment assouplit le terrain, le sol est préparé jusqu’à obtenir une terre bien meuble. Le paillage est aussitôt mis en place. La plantation pourra être faite à partir de la fin novembre.

Que ce soit pour faire une haie basse taillée ou bien une haie champêtre, la préparation est très similaire. La première opération consiste à labourer le terrain, soit à la bêche s’il s’agit d’un jardin ou à l’aide d’un tracteur pour une grande longueur. Ce qui est important, c’est de rendre la terre meuble sur une profondeur importante pour favoriser la pénétration des racines. En effet pour que les arbres résistent à la sécheresse de l’été, ils devront aller chercher de l’eau en profondeur. Un arbre issu d’un semis naturel a un système racinaire équivalent en volume à son branchage. Lors de la plantation, le volume de racine est limité (d’autant que l’arbre planté est grand) et il est nécessaire que la plante reconstitue au plus vite ses racines. On privilégiera des plants de petites tailles (entre 30 et 80 cm à partir du collet) dont la reprise est beaucoup plus facile. Dans un sol meuble le bêchage se limitera à la hauteur de la fourche alors que sur un sol compacté, il est préférable de casser la semelle de labour (environ 40 à 50 cm). Lorsque cela est possible, on utilisera une sous-soleuse plutôt qu’une charrue afin d’ameublir le sol sans le retourner.

Les plants peuvent être mis sur une seule ligne ou disposés en quinconce sur deux lignes

 

Disposition des arbres

Il est recommandé de mettre en place un paillage. Il aura pour but de :
limiter l’envahissement des herbes qui concurrencent les jeunes plants lors des premières années ;
favoriser le réchauffement du sol au printemps (améliore le développement des racines) ;
limiter l’évaporation de l’eau au cours de l’été ;

Les techniques de paillage sont diverses. La plus répandue est la mise en place d’un film plastique (tissé ou non). Celui-ci restera à demeure et disparaîtra sous la végétation après plusieurs années. Une autre technique plus marginale consiste à mettre de la paille à la place du film plastique. On déroulera un round ball de paille sur le sol préparé. Ce paillage biodégradable aura, de part cette qualité, une tenue beaucoup plus faible. Tout comme le film plastique, il devra être enterré sur les bords afin de résister aux intempéries (en particulier le vent).

 

Technique de paillage

Les films sont disponibles dans les jardineries ou les coopératives agricoles. 

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